mardi, avril 22, 2008

1437 euro le kilo

Gynécologues : 318 euro pour se faire tripoter sans jamais atteindre l'orgasme. Pure arnaque.

Actes biologiques : 539.67 euro pour avoir l'insigne honneur de manipuler mes urines, mon sang et quelques sécrétions vaginales (je pense que c'est ce dernier élément qui fait monter les enchères)

Pharmacie : 70.17 euro et seulement les trucs remboursables, hein, je compte pas la crème anti-vergetures à 15euro le micro tube qui dure à peine un mois ( mais qui fonctionne, alors on va pas se plaindre).

Cours de préparation à l'accouchement : 120 euro. J'ai appris comment allaiter un bébé au sein, comment masser mon périnée pour le préparer à l'accouchement et quelles sont les positions à adopter pour accéler le travail sauf que... j'ai choisi le biberon, masser mon périnée me gonflait prodigieusement (encore une fois, si c'est pour se coller un doigt sans atteindre l'orgasme, je vois pas bien l'interêt) et j'étais incapable de tenir une seule position vu qu'à chaque contraction la seule chose que j'arrivais à faire c'était marcher.

Nutritionniste : 266 euro bien employés, j'ai évité de prendre un quintal, mon alimentation était super équilibrée, Bébé est en plein forme.

Echographies : 219.16 euro pour voir un film en noir et blanc où l'actrice principale n'a pas une seule ligne de texte et bouge à peine. N'empêche, ai quand même pleuré.

Médecin généraliste : 144 euro pour prolonger mon arrêt et éviter la dépression pré-partum et des contractions malvenues.

Clinique : 3101.95 pour 3 nuits. A ce prix là, j'aurais pu avoir le Ritz. Là, même pas de baignoire à bulles, pas de champagne, ni d'éphèbe nu pour me servir( oui j'ai une vision particulière des hôtels de luxe)

Contempler les sourires de ma fille : Ca n'a pas de prix.

Il y a des choses qui ne s'achètent pas. Pour tout le reste, il y a la Sécurité Sociale.

samedi, avril 19, 2008

Précedemment dans....

... la vie trépidante de Ticia. On s'est quitté, il y a un peu plus d'un an sur un suspense insoutenable : allais-je, oui ou non trouver une alliance ? Depuis, que s'est-il passé ? Je vous propose un petit résumé mois par mois.

Avril 2007 : Anniversaire de Chéri. Je lui offre un "Bon pour... un bébé" à n'utiliser qu'à partir du 15 juillet, histoire de ne pas gerber sur Monsieur le Maire.

Mai 2007 : Chéri insiste pour utiliser son bon pour dès maintenant. Je lui donne l'autorisation à la fin du mois. Les préparatifs pour le mariage se poursuivent dans la joie et la bonne humeur. Je traine Chéri dans environ 2756 bijouteries. Finalement, je finis par acheter mon alliance dans la bijouterie où on achète tous nos bijoux. Erratum : où CHERI m'achète tous MES bijoux. Bien entend,u on explose le budget, mais Chéri revit en pensant, qu'enfin, il va pouvoir passer un samedi à jouer à la Wii sans avoir à faire les boutiques. Erreur : Les alliances trouvées, je le harcèle pour qu'il se mette en quête d'un costume, et c'est reparti pour la ronde des samedi !

Juin 2007 : Chéri trouve son costume. La tension monte (de mon côté, hein, Chéri, lui, est un Bonze tibétain, les Chinois qui lui tapent dessus en moins).

Juillet 2007 : La tension est à son comble. Je stresse à mort, du coup mes sa..pes de règles n'arrivent pas, et si elles se décalent encore, je vais les avoir pour le mariage. Je décide d'acheter un test de grossesse, histoire de voir que c'est négatif et de déclencher leur arrivée (ça marche à chaque fois.)
Bon, pour le coup, je crois que je vais pouvoir soigneusement ranger la boite de tampons que je viens d'acheter... Si mes calculs sont bons, je ne devrais pas avoir mes règles avant mars 2008 ...

Aout 2007 : Tada ! Je deviens Mme A. au yeux de la République. Le mariage se passe bien, aucune catastrophe à l'horizon. Il fait une chaleur torride ( le seul beau week-end de la saison) et je manque défaillir pendant la séance photo sous la cagnasse. Personne ne sait pour mon petit locataire... Chéri boit tous mes verres d'alcool et j'emploie 1001 subterfuges pour trinquer avec les invités sans boire. 22h, Cjéri est fin saoul.

Septembre 2007 : On annonce la nouvelle à notre entourage. Il y a beaucoup de poussière dans les yeux de nos proches... et beaucoup de crises d'hystérie. Pour ma part, je dors et je pleure, ce qui remplit bien mes journées somme toute. On part en voyage de noces aux Canaries. Idyllique.
Retour en France, j'apprends que ma boîte va être vendue à LA boîte pour laquelle je me suis promis de ne jamais travailler. Je suis au fond du seau.

Octobre 2007 : Mon médecin m'arrête pour état anxio-dépressif. Je pleure même pendant les pubs, les hormones, c'est fantastique. Mon petit locataire est en fait UNE locataire. Je suis extatique (mais je pleure toujours).

Novembre 2007 : Bon, c'est pas tout ça, mais faudrait voir à déménager. Parce qu'une personne de plus dans ce petit appart' et ca devrait se finir au congélateur cette histoire... Maintenant, en plus de pleurer, je fais pipi toutes les demi-heure. La désydratation me guette.

Décembre 2007 : On déménage ! J'en peux plus, je veux accoucher et voir la tête de mon bébé. Je fais flamber la carte bleue pour aménager notre nouvel appart.

Janvier 2008 : Euh, la carte bleue s'enflamme. Je commence mes cours de préparation à l'accouchement. J'explose le budget en PQ et Kleenex. Maintenant, je pleure pendant les films mais aussi pendant les 20 minutes qui suivent ... Chéri est exemplaire, il me console et m'aide à surmonter des épreuves aussi difficile que " J'ai fait tomber un oeuf par terre ma vie est trop injuste".

Février 2008 : Mais qu'est ce qu'elle attend pour sortir bordel ??? J'en ai marre, je saute même sur place pour accélerer le travail. Sans succès. Je lui ai interdit de naître le 29, un anniv tous les 4 ans, c'est trop pourri.
Le 29, je passe ma journée à trembler.

18H : je dis à Chouchou en rigolant que ca y est, si Bébé veut, elle peut commencer les contractions vu que désormais la naissance sera pour le 1er mars.
19h45 : J'ai une contraction qui me fait un effet bizarre comme si "un cartilage se tordait". Oups je sens un truc couler ... Les eaux ??
20h45 : Re-contraction, et re-truc qui coule. J'appelle Chéri pour lui dire de rentrer. Je pense que c'est pour ce soir.
21h-22H: Ca fait de plus en plus mal.
22h : J'appelle la maternité en leur disant que je ne sais pas si la poche des eaux est rompue ou non. Ils me conseillent de venir pour un contrôle. Je prends ma douche, Chéri m'aide à boucler mes TROIS valises et on part.
22h30 : Ca fait de plus en plus mal. C'est sur c'est ça, j'ai juste peur d'arriver trop tôt et qu'on nous renvoie à la maison avec nos TROIS valises.
23h : Je m'installe sur la table d'examen. Pas de doute, c'est bien les eaux. Je suis à 3cm de dilatation mes TROIS valises et moi sommes autorisées à rester. La douleur s'amplifie. Je fais jurer à Chéri de m'interdire de dire que ça ne fait pas si mal que ça à mes copines. J'ai tellement mal que ça anhile toute capacité de reflexion. Mais qu'est ce qu'il fout cet anesthesiste bordel ????
00H30 : Je suis à 4 cm. A ce rythme on est pas sorti de l'auberge ( faut que je sois à 9 ). L'anesthesiste arrive. Je songe un instant à quitter Chéri pour aller vivre avec lui tellement je lui suis reconnaissante. Heureusement, je retrouve rapidement ma capacité de réflexion et me rend bien compte que je ne serai heureuse qu'avec Chéri.
4h : Je suis à dilatation complète.
4h30 : 5 poussées et Petite Chérie fait son entrée. Bienvenue à notre petite Loreley ( Prononcer : Lorelaille).

Mars 2008 : Chéri et moi nous habituons à notre nouveau rôle de parents. On est incollable sur les laits infantiles et le changement de couches. Mis à part une petite crise de coliques où je songe à la mettre en vente sur ebay, notre bébé est adorable.

Avril2008 : Tout va bien. On commence à retrouver une vie normale, lapreuve : je trouve même le temps de faire mon come-back sur la toile !

lundi, avril 02, 2007

C'est pas pour dire...

... mais je pense, qu'inévitablement, quelqu'un joue au vaudou avec moi dans le rôle de la poupée. Aujourd'hui est un exemple type.


Je décide de profiter de mes vacances pour faire un peu de shopping. En bonne citadine que je suis, j'ai préparé mon coup : nous sommes lundi, jour où la masse laborieuse s'en va gagner plus ou moins durement sa pitance et déserte donc les boutiques. Certes, nous sommes en début de mois, les découverts sont résorbés pour quelques temps et le gros des factures n'est pas encore arrivé, mais au moins, on est pas en période de vacances scolaires. J'évite donc les poussettes les gnareux et autre prépubères au pouvoir d'achat aussi limité que leur présence rue Sainte Catherine est importante.
Mon trajet revu et corrigé est optimal, je suis prête.

Première surprise. A peine la porte passée, j'entends des bandas. Il y a un petit attroupement place Pey Berland. J'ai beau scruter, mes yeux de lynx ne discerne pas la cause de cette émulation.
Je m'arrête à ma première étape. Le Saint Graal. J'ai vu mon alliance sur Internet. Il y a des mois.
Depuis, je la regarde tous les soirs telle une image pieuse avant de me coucher. Je m'arrête donc dans la bijouterie pour l'essayer. Horreur et damnation, ce bijoux si merveilleux, si parfait, si moi quoi, sur Internet ressemble en vrai à une bague que l'on gagne dans les tirettes. Les diamants sont si petits que l'or les recouvre entièrement. J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, non, je ne me vois pas passer ma vie avec cette bague. Entre elle et moi, le divorce est inéluctable. Je ressors très vite et poursuis mes emplettes.
Il me faut des baskets qui courent vite (impératif) et qui ne prennent pas l'eau ( si possible). A la quatrième boutique, je trouve mon bonheur. Des baskets avec des paillettes.





Ouais, je suis trop une kagole des fois. Et puis, je pourrais toujours essayer de décoller les paillettes pour les coller sur l'alliance, qui sait ?
Rassérénée, je passe à Monop pour assurer le ravitaillement en attendant que Chéri et moi nous calions pour faire les courses. Est-il utile de préciser que j'ai choisi LA caisse qui avait un problème ? Que je m'en suis aperçue bien après avoir étalé mes achats sur le tapis roulant ? Non, ça n'est pas utile. Après 15 minutes de guérilla avec la caisse récalcitrante, je sors enfin, bien décidée à rentrer aussi vite que mes 10 kilo de sac me le permettent. Mais le vaudou a encore frappé. De retour sur place Pey Berland, je constate que l'attroupement de tout à l'heure s'est muée en énorme meeting au profit ... Des girondins de bordeaux ! Une horde bruyante de prépubères en furie entonnant les grands classiques des stades au son des bandas et d'un dj douteux. Après 5 minutes à jouer des coudes pour tenter en vain de regagner mon home sweet home, je décide de sortir ma poelée congelée et de m'en servir comme arme de destruction massive. Heureusement pour la santé des footeux, une madame m'ouvre la voie à coup de talons aiguilles me permettant de me dégager de ce déluge de testostérone. Maintenant, je suis tapie chez moi, mais une petite voix dans ma tête chante en boucle "Quand le virage se met à chanter..." Aidez moi, j'ai peur.


*Pour info: je fais du shopping plus vite que mon ombre. Un coup d'oeil, et en deux minutes max je décide si j'achète ou pas. (Et Chéri ne se rend même pas compte de la chance qu'il a.) Le seul soucis c'est quand je décide que oui j'achète. A ce rythme là, pas difficile d'imaginer la tête de mon banquier après une après midi entière de shopping.

jeudi, mars 15, 2007

Petite page de pub...


... pour l'une de mes potes. Alors, si samedi, vous ne savez pas quoi faire, que vous voulez boire du café qu'il est trop bon, et dépenser des sous en faisant des bonnes affaires, rendez-vous chez Bodum !

lundi, mars 12, 2007

Tombe la pluie...

... dans mon salon ! Et oui, après un début d'année difficile*, j'ai l'immense joie de vivre les douches de mon voisin du dessus, en direct depuis ma cuisine. Stressant. D'autant que l'eau s'écoule entre deux cloisons munies de 4 prises. De quoi foutre en l'air tout mon électro-ménager. En plus, on sait comme je suis douée avec tout ce qui touche à l'électricité. Après avoir laissé couler (Ha ha trop drôle) pendant quelques jours, trop occupée à gérer d'autres problèmes, je dois me rendre à l'évidence : la fuite ne va pas s'auto-réparer. Au XXIème siècle, les plombiers sont toujours nécessaires. Je commence en douceur avec une lettre à mon proprio. Le chèque de loyer est bien débité, mais aucun signe du loueur. Ce soir, décidant que, finalement, ça me tente moyen d'avoir une piscine dans ma cuisine, je décrète d'aller voir mon voisin. Chéri pousse des hauts cris. Je suis seule et on ne sait pas sur qui je peux tomber. Bon, c'est vrai que le voisin écoute sa musique plein pot, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. C'est sûrement un drogué. Oui parce que dans ma petite vie, si on écoute de la musique fort tout le temps, on est forcément drogué. Ma vie est un raccourci permanent. Ma belle assurance tombe un peu, mais je décide quand même de monter le voir. J'hésite à me munir d'un couteau, mais je pense que ça peut mettre en péril nos relations de bon voisinnage. Finalement, je m'équipe de mon plus joli sourire et de mon décolleté le plus profond, les deux m'ayant prouvé à maintes reprises qu'ils peuvent être des armes redoutables.
Je frappe à la porte du junky. J'entends des bruits de couverts. Le junky s'alimente , donc. La porte s'ouvre. Un coup d'oeil, l'appart est nickel, et surprise la musique n'est pas forte. Il doit juste avoir un caisson de basse de la mort. Ou alors, il oriente ses enceintes vers le sol. Je dois bien admettre que mon voisin ne ressemble pas à un junky. En plus, il a un chat. Si c'est pas un gage de gentillesse ça. Quand je lui parle de la fuite, il est tout confus et me promet d'appeler le proprio dès demain. Heureusement que j'ai pas amené de couteau ....

* J'ai vécu un véritable cataclysme professionnel. D'où la raison de mon absence sur ce blog : pas question de virer dans le hautement pathétique épanchement sur le web. J'ai donc passé 2 mois essentiellement à pleurer, fumer et dormir. Hyper constructif. Heureusement tout va bien maintenant. J'en profite pour remercier Môman, Chouchou, Rachou, Cousine Karine, La Souillon et bien sûr Chéri pour leur soutien indéfectible.

lundi, janvier 22, 2007

Singin' in the rain

13h15 : je pars bosser. J'ai le courrier dans la main droite, le portable dans la gauche. J'ouvre la porte avec ma troisième main. Vive les mutations génétiques.

Il pleut. J'avais pas vu. D'un seul coup de main, je mets le courrier dans mon sac, coince le portable entre mon épaule et mon oreille et sonde le vide abyssale de mon sac à la recherche de mon parapluie.

Après avoir sorti 3 tampax (Comment ça se fait que j'en ai autant ? J'ai même pas mes règles. ), je le trouve.

Je sors.

Il y a un mendiant devant ma porte.

Je marche sous la flotte. Je repense à ce mendiant et bien que ce soit très politiquement incorrect, ça m'énerve qu'il passe ses journées devant chez moi. Surtout quand je rentre après une journée de taf, et que je suis accueillie par un "Une petite pièce mademoiselle?". Non la demoiselle n'a pas de pièces. Elle, elle se casse le cul à aller bosser.

Y'a pas à dire je suis de droite.*

Toute à mon énervement, je marche dans une flaque. C'est le Petit Jésus qui me punie de mes pensées si peu charitables.

Le bas de mon pantalon est trempé.

Je fais une découverte intéressante : mes baskets prennent l'eau.

Je suis dans le bus. Je me remémore comment j'ai loupé mon arrêt la dernière fois. Heureusement qu'il pleuvait pas comme ça.

Faut que je m'achète des clopes.

J'ai loupé mon arrêt.

Putain, je suis trop con, j'ai ENCORE loupé mon arrêt.

Prendre l'air dégagé de la fille qui n'a jamais eu l'intention de descendre à cet arrêt.

Je suis enervée.

Le bureau de tabac est fermé.

En plus, je suis obligée de marcher sur une routé défoncée par les travaux.

Les flaques sont tellements énormes qu'il y a des maîtres nageurs à côté pour éviter que les gens se noient.

Les flaques sont vides, toute l'eau est dans mes chaussures. Je viens de mettre de pauvres maître-nageurs au chômage technique.

Je suis une mauvaise personne. Si vous le voulez bien, je vais vous laisser, je dois aller faire pénitence.



* Bien que de droite, je ne compte absolument pas voter Sarko. Je refuse de voter pour un mec plus petit que moi. Accessoirement, je voterai pas non plus pour la Cruche incapable de parler français. Ni pour l'Oeil de verre. Je suis pas dans la merde.

samedi, janvier 06, 2007

Quand nous étions vieux

Lieu : la salle de bain

Chéri est assis sur le rebord de la baignoire les pieds dans l'eau. Je suis assise dans ladite baignoire. La baignoire est remplie à moitié. (Tiens ça me rappelle les problèmes de math)

Moi (carressant Chéri avec mes doigts frippés par l'eau ) : T'as vu quand je serai vieille j'aurais les mains flétries comme ça.

Chéri : Pff, c'est pas grave, moi quand je serais vieux j'aurais les couilles qui tremperont dans l'eau.

Souvenirs, souvenirs.

Post dédié à ma copine Sig. Souvenirs exhumés de notre première année à Tech de Co.

Souvenir n°1 :

Ma pote faisait un stage à a SNCF.

Une cliente se présente au guichet.

Cliente : Bonjour, je voudrais un billet pour Chicago.
Sig : Euh, on ne vend que des billets de train.
Cliente : Oui, je sais, je veux un billet de train pour aller à Chicago.
Sig : Mais Madame, on ne peut pas se rendre à Chicago en train...
Cliente : Mais bien sûr que si, ils ont creusé un tunnel !

Bah oui le tunnel sous l'atlantique. Tout le monde le connait...

Souvenir n°2 :

Sig et moi partons en Angleterre, à Chester pour notre stage de fin d'année. Peu fortunées, nous avons opté pour le train (grosse connerie quand on connaît mes déboires avec la SNCF).

Bordeaux -Lille : Le train a 30 minutes de retard (La SNCF est tellement prévisible...). J'ai une valise (sans roulettes), un vanity et un gros sac à dos. J'aime voyager léger. J'ai l'estomac en vrac et j'ai envie de dormir, normal il est 7h du mat. Sig et son amoureux de l'époque, E, se font leurs adieux quand la voix désincarnée des haut-parleurs nous informe que le train aura finalement 40 minutes de retard, et que de fait, nos correspondances sont compromises. Si c'est pas merveilleux le service publique...

Lilles : Pff, n'importe quoi. On arrive certes en retard, mais on a largement le temps d'aller prendre notre Eurostar, surtout que le quai est juste à côté. C'est sans compter sur le Djinn maléfique qui m'accompagne lors de tous mes déplacements. L'accès du quai est bloqué pour travaux. Il faut traverser toute la gare. Ma valise (sans roulettes), mon vanity, mon sac à dos et moi avons quelques difficultés à avancer. A ce rythme là, je devrais atteindre le quai dans une décennie. Je songe à me délester de quelque unes de mes fringues, mais ce serait trop cruel, ce serait comme abandonner un chien sur le bord d'une autoroute.
On arrive (enfin) devant l'hôtesse, qui nous assène froidement un "Il est trop tard, prenez le suivant."
Le suivant en question part deux heures plus tard. On peut s'asseoir allègrement sur notre correspondance de Londres. On traîne à nouveau nos 2000 kilos de bagages au guichet pour faire changer nos billets. Le monsieur de l'accueil nous déteste au premier coup d'oeil et refuse de regarder les correspondances londoniennes. Heureusement, ma pote Sig prend les choses en main. (Moi je suis ensevelie sous mes bagages, avec pour seule ambition de rentrer chez moi.) Sig revient avec les billets. Il ne nous reste plus qu'à attendre.
Et pour attendre, on attend, le train a 40 minutes de retard. Je conchie la SNCF. Peut-on fabriquer une bombe avec des chewing-gum à l'eucalyptus et des briquettes de jus de pamplemousse ? Moi en tous cas je m'y emploie activement. Ca m'aide à faire passer le temps.

Lilles-Londres : je somnole dans l'eurostar, bercée par les bavardages incessants d'une famille de Portugais (arrivée à Londres, je parlerai Portugais couramment) et les regards mi-curieux mi-effrayés d'un petit Chinois. Je hais les étrangers . Vais m'acheter un oeil de verre et prendre une carte au FN. Les voyages, ça me rend agressive.

Londres : le taxi nous fait prendre le chemin des touristes, mais aurait-il pu en être autrement ? Le seul train qui n'apparait pas sur le panneau d'affichage est celui que l'on doit prendre. Comme quoi, la malveillance des transports en commun ne s'arrête pas aux frontières françaises.

Londres- Chester : pas de places. On voyage assises par terre entre deux wagons. Pas très politiquement correcte pour les Anglais qui, si l'on se fie à leur regard, nous prennent pour des terroristes en puissance.

Chester : Enfin, on arrive ! Sauf que la porte refuse obstinément de s'ouvrir. Si je croyais aux signes, je ferai demi tour dans la seconde. Seule la perspective de porter ma valise me retient.

Ma famille d'accueil qui devait venir nous chercher n'est pas là. Je les appelle et ils m'informent qu'ils ont des invités et ne peuvent venir. J'aime l'hospitalité anglo-saxonne...
Quand on arrive on découvre qu'Irène et David qui avaient une voix si jeune au téléphone sont plus que décatis. Les Deschiens à coté, c'est le summum de l'élégance.
Ma chambre est à leur image. Lumière rouge et miroir en face du lit. Je suis prête pour tourner dans un porno. Sig va se doucher et m'appelle. Non, on ne rêve pas il y a des bouts de bois qui sortent avec l'eau de robinet. On trouve même un cornflake. Je sais pas pourquoi, mais ce voyage, je le sens mal...




Incompréhensions

Avec Chéri

Il y a quelques mois. (Me demande si j'ai pas déjà raconté cette anecdote. Si c'est le cas, pardonnez-moi)

Moi dans la cuisine, Chéri devant son PC, un vrai couple des années 50.

Moi (retournant une mangue entre mes doigts) : Tu sais comment on pèle une mangue ?
Chéri ( yeux rivés sur son écran) : Bah, oui, c'est facile : t'achètes un timbre et tu l'envoies.
Moi ( observant attentivement la mangue, me demandant où coller le timbre et à qui l'envoyer) : Pardon ?
Chéri (exaspéré d'avoir une Chérie qui comprend rien, détachant chaque syllabe) : Tu a-chètes un timbre et tu l'en-vois !
Moi ( doutant sérieusement de la santé mentale de mon adoré) : Mais qu'est ce que tu racontes ??
Chéri ( se détournant de son PC) : C'est quoi que tu m'as demandé?
Moi : Je t'ai demandé comment tu pèles une mangue.
Chéri : Ha je croyais que tu m'avais demandé comment on paye une amende !

Avec Chouchou

Hier soir, devant la Star Ac :

Moi : J'ai mal au ventre, je vais avoir mes règles.
Chouchou : Ah ouais, tu prends à quelle heure ?
Moi (long regard vide)
Chouchou : Qu'est ce que tu m'as dit ?
Moi : J'ai dit que j'avais mal au ventre et que j'allais avoir mes règles.
Chouchou : Ha je croyais que t'avais dit " Je bosse demain, ça me fait trop chier."

Ca va bien se passer !

lundi, janvier 01, 2007

Chouchou, fille cachée de Môman.

Contexte : Chouchou est chez moi, je prépare des pâtes.

Chouchou (air chafouin) : Tu dis toujours que tu fais les pâtes à la bouilloire *. Mais je comprends pas, j'ai essayé, mais les macaroni se sont coincés, et puis je devais sans cesse appuyer sur le bouton... En plus, au bout de 10 minutes, c'était toujours pas cuit...

Chouchou, je t'adore, surtout ne change jamais !

* Je me sers dela bouilloire pour faire chauffer l'eau plus vite que sur les plaques électriques.

mardi, décembre 19, 2006

Le hachis de la discorde

12h

Hier, je profite de commencer tard pour préparer le repas du soir. Pas que j'aime pas me mettre au fourneaux à 22h30, mais quand même. Je prépare donc un hachis parmentier, et un hachis maison s'il vous plaît. Je chasse le boeuf, le désosse et le hache. Je pèle les pommes de terre les plus petites que j'ai jamais vues. Quand j'ai fini elle ressemblent à des petits pois. Il m'en faut à peu près 10 000 pour avoir une purée digne de ce nom, ou du moins digne de l'estomac de Chéri, et c'est pas peu dire. Bref, après 1 heure de travaux intenses et de cuisson, le hachis est enfin prêt et les casseroles lavées.

22h30

Je rentre à la maison. Chéri m'accueille par un jovial "J'ai tout mangé le hachis". Ha ha, très drôle ! Je zieute quand même dans l'évier où le plat (vide) trône (pas lavé). Et là, bizarrement, ça m'énerve un tout petit peu. Je pense que je pourrais arriver à me maîtriser. mais Chéri a le malheur d'ajouter "Toutes façons, y'en avait pas assez pour deux !" dans une expression évidente de mauvaise foi. Cinq cents grammes de viandes hachée et 10 000 patates ?? Je vis avec Gargantua ! Bon, bien sûr, là je m'énerve. Fort. Je regrette même de ne pas avoir utilisé les parties génitales de Chéri en guise de viande.

Chéri (fâché) :T'es à peine arrivée que tu cries déjà ! ( Conscient du fait qu'il y a de fortes chances qu'il se la colle derière l'oreille). Allez, c'est pas grave je vais te préparer à manger, tu veux quoi ?
Moi (perfide) : Du hachis parmentier.

23h30

Mon dîner arrive. Une assiette de pâtes à rien et des brioches grillées et beurrées... 1h de préparation, je pense que Chéri a cuit les pâtes une par une.
Après avoir avalé mon festin, il ne me reste plus qu'à me taper la vaisselle que Chéri m'a galamment laissée... J'en brûlerai bien mon soutien gorge en signe de protestation mais j'ai peur de foutre le feu à la baraque, douée comme je suis.

Conclusion n°1 : Il faut que j'élimine absolument tous les plats à base de purée maison, ça finit inexorablement mal.

Conclusion n°2 : Ne jamais laisser Chéri rentrer avant moi.

PS : Rassure-toi Chéri je t'aime quand même.






dimanche, décembre 17, 2006

Les voies de la politique sont impénétrables...

Môman (enthousiaste) : T'as vu, le maire de cette commune a décidé d'offrir la Wii a tous les habitants !
Moi (dubitative) : T'es sûre ?
Môman (convaincue) : Oui, c'était dans le journal !
Moi ( décodeur Môman mis en route) : T'es sûre que c'est pas le wifi plutôt ?
Môman (effort de concentration) : Ah oui, si t'as raison, ça doit être ça ....

mercredi, décembre 13, 2006

Recette anti-froid.

20h : J'ai froid. Je vais mettre le radiateur à pétrole.

20h01 : Y'a plus de pétrole dans le réservoir.

20h01 : Est-ce que je le remplis moi-même ou est ce que j'attend Chéri ? Une stalagtite se forme au bout de mon nez. Vais le faire toute seule.

20h03 : La bassine est dans la baignoire, le réservoir dans la bassine et l'entonoir dans le réservoir. Reste plus qu'à chercher le bidon de pétrole.

20h04 : Le bidon est plein j'arrive pas à le soulever. En plus, ai mal au bras à force de jouer à la Wii.

20h09 : Je traine le bidon jusqu'à la salle de bain.

20h10 : J'arrive pas à ouvrir le bidon.


20h11: J'y arrive toujours pas.


20h12 : Je tire, je tourne, je pousse, je tente même l'arrachage avec les dents.


20h16 : Le bidon est ouvert mais j'y ai laissé un doigt.


20h16: Je commence le délicat remplissage. Ai du mal à contrôler le bidon. J'en mets moyennement dans le réservoir, beaucoup dans la bassine et un peu dans la baignoire.


20h17 : Manier un énorme bidon de pétrole avec mes nouvelles bottines à talons et un sein qui n'a de cesse de vouloir s'échapper de son bonnet n'est pas une bonne idée.


20h20: Il y a assez de pétrole pour que je me chauffe jusqu'au retour de Chéri.


20h21 : Je remballe le sein fugueur et rapporte le bidon de pétrole dans les toilettes.


20h23 : Je verse le pétrole de la bassine dans le réservoir. Je ferme le réservoir. Je résiste à la tentation de l'essuyer avec la serviette de bain de Chéri et vais chercher un torchon.


20h25 : Je mets le réservoir dans le radiateur.


20h25 : J'ai assez de pétrole sur moi pour risquer une immolation par le feu au moindre craquement d'allumette.


20h26 : Je cherche mon Ajax Fête des fleurs pour nettoyer entonnoir, bassine et baignoire.


20h27 :Ai perdu l'éponge de la salle de bain.


20h28: Ah ça y est je l'ai retrouvée


20h29 : En fait, je vais pas allumer le chauffage. je sais pas pourquoi mais j'ai un peu chaud là.





mardi, décembre 12, 2006

La Wii, oh oui !

Oui, je sais, ce titre est pathétique.
Depuis hier, Chéri et moi sommes les heureux parents d'une petite Wii. Notre joie est sans bornes. Comme je sais que vous vous languissez de savoir ce qu'il se passe dans ma vie, voici quelques brèves :

  • On a fêté dignement mes 25 ans (cf liste des cadeaux reçus dans la colonne de droite). Merci à tout le monde pour les cadeaux et pour vos sms, mails, coups de téléphone, hiboux, cartes...
  • Je supporte plutôt bien mon année de plus. Pas de rides, ni de cheveux blancs en plus.
  • J'attends mes vacances avec impatience.
  • Je suis une killeuse à Zelda.
  • Je suis à découvert, on est le 12. Avec de telles aptitudes, je devrais bientôt être recrutée par le Ministère des Finances.
  • S le thé que nous a offert est une tuerie, je pense me l'injecter en intraveineuse tellement je l'adore... Quoique c'est con, je sentirais plus le goût.
  • Je me suis artistiquement vautrée sur la carrelage d'entrée du hall de mon boulot. Bilan : un bleu au genou et à l'amour propre mais au moins je sais maintenant que je sais faire le grand écart.
  • Me reste plus que deux cadeaux à faire et je suis parée pour Noyel.
  • Plus je mate Love Actually, plus je me dis que Hugh Grant président, c'est la meilleure solution.

jeudi, décembre 07, 2006

Les corps célestes

J'ai des corps flottants. C'est cool les corps flottants, ça me fait penser à des corps célestes. Bon, c'est un peu chiant ces petites tâches devant les yeux, surtout quand je crois que c'est un moucheron et que je tente de le tuer (sous l'oeil goguenard de Chéri). Alors je suis allée chez madame Ophtalmo. Qui a vu un truc dans mon oeil qui, peut-être, un jour, qui sait, pourrait dégénérer. Alors, elle a décidé de m'envoyer à la clinique ophtalmologique pour un second avis.

Rendez-vous est pris. J'arrive avec 45 minutes d'avance. J'ai pris 2 tram et un bus autant dire que les probabilités d'arriver en avance étaient nulles. C'était sans compter l'énorme esprit de contradiction des transports en commun. Je m'approche du secrétariat et indique que j'ai rendez-vous avec le Dr Allaoui.

Trois quarts d'heure à tuer donc. Je n'ai pas de bouquin dans mon sac, la PSP est déchargée, et, chose incroyable, il n'y a aucun magazine dans la salle d'attente. Je m'occupe comme je peux. J'observe les gens. Ma voisine de gauche a exactement 234 poils à sa moustache. J'essaie de mettre au point une tactique pour lui en arracher un maximum sans qu'elle s'en aperçoive. Au moment où, armée d'une pince à épiler de fortune (fabriquée avec mon porte-clés) je m'apprête à lui sauter sauvagement dessus, on m'appelle.

Je suis reçu par l'assistante du Dr Allaoui. Elle a environ 13 ans. Elle commence à me faire lire le tableau de lettres au fond la pièce et annonce d'un air triomphale " 10 dixième !". Ce qui m'étonne c'est que je n'arrive pas à lire les deux plus petites lignes malgré mon "10 dixième!". J'en conclus que pour lire ces lignes il faut être doté d'yeux bioniques.
Elle me demande ensuite de regarder dans une machine et m'envoie un jet d'air dans l'oeil. Pour le deuxième oeil, ha ha, je sens venir le coup et me recule, mais Candy est sadique et me demande de recommencer. Je ne moufte pas.
Puis, vient le temps de la seconde machine. Je regarde. Il y a une route bordée d'arbes, j'ai l'impression de passer mon code. A priori, j'ai pas réussi parce qu'elle me fait un fond d'oeil. Aux DEUX yeux, alors que je n'ai de corps célestes que dans l'oeil droit. Je déteste les fonds d'oeil : quand je me regarde dans un glace après, ça me fait peur... Et puis ça pique. Candy me renvoie en salle d 'attente...

Ca fait une heure et demi que je suis là... Ai envie de mourir... Le docteur Allaoui m'appelle enfin. Son portable sonne. J'ai droit à un exemple pitoyable de tentative de drague... A l'instant où je m'approche par derrière pour lui piquer le portable et dire à la nénette au bout du fil que oui, rassurez-vous, il va vous niquer ce week end, il raccroche. Il me remet du produit qui pique, suivi d'une pommade hyper grasse sensée anesthésier ma cornée et me met une sorte de boussole dans l'oeil... gauche. Je lui signale au passage que c'est l'oeil droit qui est concerné... Oups, il s'est gouré... Re- produit qui pique, re-pommande grasse et re-boussole...

Le verdict tombe : je n'ai rien ! Je dois encore retourner dans la salle d'attente avant que la secrétaire ne m'appelle pour payer. 80 euro... Je participe activement à l'éducation supérieure des futures enfants du Docteur Allaoui...

PS : Il n'y a pas de Dr Allaoui. En bonne blonde que je suis, ai omis de vérifier le nom du spécialiste avant de débarquer. En fait il s'appelle Aouazerale. Ce qui n'a pas grand chose à voir, vous en conviendrez. Je comprends mieux la tête des secrétaires et assistantes quand je parlais du Dr Allaoui. Blonde je suis, blonde je resterai !

mardi, novembre 28, 2006

Mon premier chagrin d'amour.

J'ai 5 ans et demi. Je suis en vacances en camping* avec mes parents. Je joue tranquillement sur un tape-cul avec une fillette que j'ai rencontrée quelques jours avant. C'est une grande, elle a au moins 7 ans. Elle s'appelle Hélène. Donc, on s'amuse. Et puis, soudain, comme ça, elle m'assène la phrase qui tue. Celle qu'on a tous entendu une fois dans notre vie et qui l'a boulversée à tout jamais : "Le Père Noël, tu sais, c'est les parents !".

Certains de l'école, ceux qui avaient des grands frères et des grandes soeurs en avaient vaguement parlé, mais la maîtresse et Maman avaient rapidement dissipé mes doutes. Mais là, sous le soleil aoûtien, à une éternité de Noël, je sens que cette phrase est empreinte d'une vérité nouvelle.
Alors je fais ce que n'importe quelle fillette de 5 ans et demi aurait fait : je bondis du tape-cul, la Hélène-mes-couilles se ramasse**, et je cours pleurer dans les jupes de ma mère.

Moi (en larmes) : C'est vrai que le Père Noël, c'est les parents ?
Ma mère (me prenant dans ses bras, voix des moments où elle doit me dire quelque chose qui fait beaucoup de chagrin) : Tu veux la belle histoire ou la vérité ?
Moi : La vérité ! (Même si je pressens que je m'en voudrais toute ma vie de ne pas avoir choisi la belle histoire)
Ma mère (resserant son étreinte, rendant sa voix encore plus douce pour essayer d'atténuer le choc) : Oui ma chérie, le Père Noël, c'est les parents.
Moi (sanglots continus, nez qui coule, niveau sonore proche des ultrasons : Ca fait du bruit un coeur d'enfant qui se casse) *** : Bouhouhou ...
Ma mère (qui ne supportera pas de revivre ça une nouvelle fois) : Et puis, c'est pas tout, les cloches et la petite souris aussi...

Bon ok, la petite souris je m'en doutais. Ouais, à ma dernière dent, elle m'avait apporté un Petit Poney. J'ai peut être que 5 ans mais c'est quand même suspect une aussi petite souris qui peut porter un si gros Petit Poney.

Ca n'en reste pas moins un drame. Bien entendu, c'est le Père Noël qui me démonte le plus. Dans une enfance tourmentée, la magie du Père Noël était, pour moi, la preuve qu'un monde meilleur et magnifique existait. Dans ta gueule la réalité de la vie...

Malgré cet énorme chagrin, je sais que le jour où Chéri et moi seront entourés de mini-nous, j'entretiendrai la légende en préparant un lait chaud et une assiette de gateaux pour le Père Noël (sans oublier une carotte pour le Renne). Et puis qui sait, il passera peut être ..?

Enfin, heureusement que les lutins qui fabriquent les jouets existent bien eux ... Quoi ? Qui a parlé de petits Chinois ??


PS : Hélène, j'espère qu'aujourd'hui tu es très malheureuse !

* No comment ...
** Bien fait.
***Si tu étais en camping dans les Landes en 1987 et que par une belle après-midi ensoleillée, une sale gamine t'as réveillée de ta sieste, sache que c'était moi. Pardonne moi, c'est pas de ma faute, c'est si triste un Père Noël qui meurt ...

samedi, novembre 25, 2006

Au théâtre ce soir ... Le jeu de la vérité !

Le contexte.

Ce soir, ma Souillon m'a gentiment invitée à voir la pièce "Le jeu de la vérité". Je savais qu'il y avait Vanessa Demouy mais la Souillon me réservait le meilleur pour la fin : quelques minutes avant le levé de rideau, quand il était trop tard pour fuir, la Souillon m'annonce que dans la pièce il y a Baptiste. Mais si, vous le connaissez Baptiste... Baptiste... De Sous le soleil.
Voilà, voilà : des ex-acteurs de Classe mannequin et Sous le soleil. Ca sent les grands intellectuels... Mais, je m'en fous, je suis pas très intellectuelle comme fille de toutes façons.

Les bourgeois.

Dans la salle, il y a le tout Saint Serin. Pour ceux qui ne connaissent pas, Saint Serin est le quartier bourge de Bordeaux. Attention, ici, pas de bourgeois bohèmes. Non le bourgeois tout court. Et surtout de la Bourgeoise. La Bourgeoise se reconnait en ce qu'elle porte des chaussures plates, un jupe au genoux (bleue marine ou vert bouteille de préférence) et une coupe au carré qui balaye légèrement ses épaules comme un souffle d'été, ce 365 jours par an. Consternation néanmoins, ce soir l'accessoire indispensable de la BOBO (Bourgeoise bordelaise) est absent. Aucun serre-tête à l'horizon. Les bourgeoises auraient elles brulé le fameux accessoire, comme les suffragettes le firent avec leurs soutien-gorges ? Les voies de la révolution sont impénétrables...

Ma phrase préférée de la soirée :

La Bourgeoise : Alors les tropiques c'était comment ??
Le Bourgeois : Génial !
La Bourgeoise : T'as raison y'a rien de mieux pour décompresser. TOUT LE MONDE devrait aller sous tropiques..!

Connasse...

Le Jet Set

Une blonde arrive, genre Paris Hilton. Elle nous demande de nous décaler pour être à côté de ses copines. Moi je m'en cogne mais la petite brune à coté de moi refuse car sinon elle sera derrière un géant et ne verra plus la scène. La blonde apparemment peu habituée à ce qu'on lui refuse quelque chose, repose la question pensant que la brune plaisante. Même réponse. Mais la blonde est blonde et insistante (peut être elle a pas compris). Elle redemande en tentant le coup des grands yeux humides. Mais c'est toujours non. Consternée elle tourne les talons et sa copine une grande asperge brune genre Nikki Hilton lance un regard assassin à l'empêcheuse de s'asseoir en rond et lui dit "Merci, ah vraiment merci !!" sur le ton hargneux d'un roquet castré. Bah oui, pas pouvoir s'asseoir à côté de sa copine, c'est grave. On se demande bien pourquoi aucune ONG ne s'est encore penchée sur la question...

Pendant la pièce

La pièce est sympa mais malheureusement la salle est déplorable. Le mec devant moi est grand avec une grosse tête qui me gâche toute la vue. En plus, il est manifestement schizophrène et se prend pour un culbuto. Un coup à gauche, un coup à droite. J'en fais autant à contretemps jusqu'à ce que la dame (bourgeoise) derrière moi me tape sauvagement sur l'épaule et m'assène un :
"Ca suffit maintenant, vous choisissez c'est soit à droite soit à gauche."
Je désigne le mec devant moi : Je le suis.
Elle : Bah vous arrêtez ! De suite !

Je n'ai rien répondu, des fois j'admire mon self-control.

En plus du problème de vue, l'acoustique de la salle n'est pas terrible : on a du mal à entendre les acteurs. En plus, à ma gauche la petite brune qui a refusé de bouger est gentille mais complètement hystérique. Elle rigole fort, tout le temps, en ajoutant " Ils sont cons" à chaque fois. Comme elle rit fort, elle n'entend plus les acteurs et toutes les deux minutes elle demande à son mec "Il a dit quoi là ? Non, pas ça , avant !". J'adore...

Bilan de la soirée

Un torticolis, une sévère perte d'audition et un bleu sur l'épaule. Y'à pas à dire, c'est bien les soirées culturelles.

Bonus

Attention, si vous comptez aller voir la pièce, ne lisez pas ce qui suit, ça vous gâcherait la surprise. Pour ceux qui l'ont vu, ne veulent pas la voir, n'écoutent rien de ce qu'on leur dit, passez votre souris ci dessous et ô magie le texte apparait.

Vanessa Demouy jour le rôle d'une paraplégique.

Moi parlant du personnage : Je pense qu'elle est pas vraiment handicapée.
La Souillon (vide intersidéral au fond des yeux) : Bah non elle l'est pas vraiment.
Moi : Je te parle du personnage pas de l'actrice...

C'est bon d'avoir des copines qui me ressemblent...

jeudi, novembre 23, 2006

L'enfer est pavé ...

... d'intérimaires ! Pantalon pied de poule- pull rayé rose et violet nous régale chaque jour d'une tenue nouvelle aussi effroyablement originale que celle de la veille. Les must de la semaine ? Le pantalon rose bonbon assorti d'une magnifique chemise à carreaux en polaire violette et rouge. De quoi faire péter le peacemaker de Lagarfeld. J'ai beaucoup aimé aussi le pantalon vert porté avec une chemise à carreaux (encore) grise et noire et d'un gilet de costume d'homme en satin gris. Je me tape une migraine ophtalmique dès que je lève les yeux sur elle. Accessoirement, c'est une connasse avec un humour faisant passer le Grosses Têtes pour le comble de la finesse. On l'aura compris, je l'aime pas beaucoup...

Exemple de dialogue :

Elle ( me coupant alors que je suis en entretien avec une autre collaboratrice) : Tu me passes le sans fil stp ?

Moi (manifestement agacée d'être coupée en plein milieu d'une phrase, brandissant le téléphone comme si c'était un cran d'arrêt) : La prochaine fois tu fais le tour et tu l'attrapes toi même, je suis pas payée pour te passer le téléphone.

Elle (inconsciente du fait que, si j'avais pas peur d'attraper une maladie, je lui enfoncerais les dents dans le mollet, tentant de faire de l'humor) : Ah bon ? Je croyais pourtant ?

Moi ( Regard qui tue n°4 que je sors que pour les grandes occasions) : ... (Oui, le regard qui tue n°4 ne nécessite aucun accompagnement verbal, il a ça de bien qu'il se suffit à lui-même.)

En gros, à chaque fois qu'elle me parle, j'ai envie de la taper. Je crois qu'elle le sent. Mais peut-on honnêtement être sympa avec quelqu'un qui, un jour a pensé que ce pantalon rose, là vraiment, il le lui fallait ? Et qui en plus, pense régulièrement que ce pantalon rose Tagada est définitivement le pantalon qui convient aujourd'hui ?

Pantalon de cuir-chemise transparente est pas mal non plus.
Je m'aperçois qu'il a en moyenne une heure de déconnexion par jour. Je lui demande des explications .

Lui : Bah... Euh... C'est quand je vais aux toilettes...

Hormis le fait que les toilettes, c'est sur ton temps de pause, et pas en délog, je pense qu'une heure par jour c'est un peu beaucoup. Après avoir imaginé que le garçon était pourvu d'une vessie étonnament petite, de problèmes de diarrhées aigues, j'ai finalement arrêtée mon choix sur les deux plus grosses probabilités :

  • La branlette furtive.
  • Le fumage de clope dans les chiottes pour éviter de gaspiller son temps de pause ( Ca sent la cigarette dans les chiiottes depuis un petit moment, bienvenu au lycée ...)

Voilà, et avec ça, Chéri me demande pourquoi je suis fatiguée...







lundi, novembre 20, 2006

Le test de la bonne journée

Aujourd'hui sera une bonne journée. C'est sûr. Certains lisent leur horoscope, d'autres se servent de leur petit déj pour lire l'avenir. Je suis de ceux là.
Pour ma part, je trouve la technique des feuilles de thé ou du marc de café un peu has been. Et puis, je bois rarement de café à la maison et je prends du thé en sachet alors c'est pas super pratique.
Ce matin, j'avais envie d'un lait chaud. Alors comme je suis une fille qui aime suivre ses envies, me suis dit, allez, soyons folles, buvons un lait chaud !
Pour la plupart d'entre vous, le lait chaud, c'est facile, fingers in the nose, et si c'est si simple, c'est parce que vous avez un micro-ondes. Chéri et moi pas. On a 9 consoles de jeux à la maison, 4 PC, plusieurs centaines de livres, mais pas de micro-onde.
Le lait chaud c'est donc à la casserole. Et le lait à la casserole est ce qu'il ya de plus fourbe sur terre. C'est un défi de tous les instants, un seul faux pas et c'est la crise. Mais aujourd'hui, j'ai vaincu le lait chaud. Je suis arrivée pile au moment où il débordait. Il léchait les bords de la casserole mais vive comme l'éclair je l'ai sortie avant le drame. Et ça, c'est un truc qui n'arrive qu'une ou deux fois dans une vie, alors aujourd'hui, voyez, ça ne peut être qu'une bonne journée !

samedi, novembre 18, 2006

Pas facile d'être une fille critique ... les livres !

Certains d'entre vous l'ont vu, pour d'autres pas encore, mais amoureux des livres (et les autres aussi d'ailleurs), je vous invite à visiter le tout nouveau site de moi-même consacré à la critique de bouquins. Aucune prétention de ma part, si ce n'est de faire connaitre mes lectures du moment. En espérant que ça vous plaira !