dimanche, août 31, 2008

Déplacement professionnel



Vêtements légers ?
Check !


Vêtements chauds ?
Check !


Trousse de toilette ?
Check !


Trousse à maquillage ?
Check !


Bloc-notes, stylo, Ipod, mobile, chargeur, billets de train ?
Check !





Mais alors, pourquoi est-ce que j'ai l'impression d'oublier quelque chose ??

Ah oui, ça y est, je me rappelle !







Voilà qui est beaucoup mieux !


Angoisse de la séparation ? Non vraiment, je ne vois pas pourquoi vous dites ça ...

vendredi, août 15, 2008

vendredi, août 01, 2008

Jalousie

Chéri rentre, m'embrasse et soudain, horreur, sans aucun doute possible, il sent la gonzesse. Je le rattrape par la chemise, l'attire vers moi et commence à le renifler.

Chéri (surpris) : Tu fais quoi là ?
Moi (larmes aux yeux) : Tu sens la fille, l'immonde greluche, la pouffiasse peroxydée ! Tu me trompes, c'est sûr ! C'est qui cette salope ? Avoue salaud !
Chéri (interloqué) : Non mais tu débloques là, je te trompe pas, arrête.
Moi ( accusatrice) : Alors pourquoi tu sens la fille, hein ?
Chéri (mort de rire) : Je te trompe pas, t'as juste oublié de m'acheter du déo. Du coup, je t'ai piqué le tien ce matin, vas y sens, ça te rappelle rien ?

Bon ok, là je me sentais pas trop fière j'avoue. Et elle fait quoi la fille quand elle sent qu'elle a merdé ? Bah elle noit le poisson ...
Pour faire bonne mesure, j'ai donc décidé d'embrayer sur le refrain de " Ah ouais, t'as qu'à dire que c'est de ma faute si t'as plus de déo. C'est moi qui doit tout faire dans cette maison de toutes façons ..." Je vous fais pas la suite, on la connait tous, hein ...

Pourquoi le come back du retour sur ce blog moribond ?

J'ai tenté d'ouvrir un nouveau blog secret. Parce que ce blog là a parfois suscité trop de polémiques dans mon entourage. Des incompréhensions et des débats, qui m'ont en fin de compte poussée à m'auto censurer. Mais voilà, ailleurs, c'est pas chez moi. Alors du coup, j'ai pas envie d'y aller. Alors, je reviens ici. Et puis d'abord, je suis chez moi et je vais ce que je veux, n'en déplaise.

NB : Les rares posts du blog secret sont transférés ici à la date de leur écriture.

lundi, mai 19, 2008

La vérité... toute la vérité.

J'ai beau trouver ma fille fantastique, je dois quand même vous révéler deux trois petites choses pas jolies jolies à son sujet...

Révélation n°1 : Petite Chérie pue des pieds. A deux mois et demi.Une vague odeur d'emmental qui vire à la fondu savoyarde les jours de grosse chaleur. La génétique ne pardonne pas. J'appréhende son adolescence et son lot d'hormones fantasques. Espérons que le réchauffement de la planète aura assez avancé pour que, dans 15 ans, on puisse porter des tongs toute l'année...


Révélation n°2 : Contrairement à une idée reçue ( et ce que je croyais avant d'enfanter), le caca de bébé ça sent pas le Poupina. Même le caca de fille... Il parait que ça pue encore plus quand ils commencent à manger de la viande. Vu l'odeur actuelle, je soupçonne ma Petite Cracotte de s'enfiler un steak dès que j'ai le dos tourné. Pour clore ce sujet glamourissime, retenons cette réflexion hautement philosophique de Chéri " Je comprends pas comment elle peut faire caca solide alors qu'elle avale que du liquide". Les mystères de la vie mon amour.

Révélation n°3 : Ma Cracote est une souillon. Elle hurle à la mort quand je lui nettoie les yeux, le nez et les oreilles. Elle crie si fort que j'ai peur qu'elle se pète un anévrisme-que les voisins appellent la DASS-que mes tympans explosent (pas de mention inutile).

Aller, pour finir une petite galerie de portrait :

"Euh, non, là, on ne peut pas vraiment dire que je sois d'accord"
"Si tu t'imagines, une seule infime seconde, que je vais porter ce chapeau en public, tu te fourres le doigt dans l'oeil"
"Grrr, grr, je suis le petit tigre, je vais t'attaquer"
"Oh, tiens, une vache sur mon ventre"
"Je suis teeeeeeeeellement malheureuse"


samedi, mai 17, 2008

Anthologie

Souillon et moi au resto. Nous parlons de la belle-mère de Souillon qui est infirmière et qui, étant jeune, a été dans un service s'occupant d'enfants avec un cerveau anormalement gros ( On n'a été incapable de se souvenir du nom de cette malformation*)**. Nous en venons donc naturellement à parler des enfants nés avec des malformations***.

Moi : Oui j'ai la mère d'une copine qui s'occupait de gamins nés avec des malformations, genre le gamin qui nait avec deux bras****.

Souillon : Oui mais finalement, ton gosse nait avec deux bras, c'est pas très grave, il peut très bien vivre avec.

Non effectivement, c'est pas très grave d'avoir deux bras*****. Si vous le voulez bien, la prochaine fois nous parlerons des enfants nés avec deux jambes...******


* Pour retrouver le nom j'ai donc tapé dans Google : "Malformation grosse tête" et le premier résultat me propose de regarder une émission des grosses Têtes sur DailyMotion. Mouhaha .Sinon, pour votre culture G, il s'agit d'hydrocéphalie.

** Cette phrase a été élue "Phrase la plus lourde de l'année 2008". C'est tellement mal écrit que je suis découragée d'avance à l'idée de la retravailler.

*** Oui, avec Souillon c'est l'éclate nos conversations au resto. Après la malformation des bébés ,on a embrayé sur le droit à l'euthanasie et le don d'organes. On a aussi parlé du danger que représentent les robinets pseudo-thermostatiques pour la vie de couple (Private joke, c'est normal que vous ne compreniez pas)

**** Cette phrase est la première dauphine de la-phrase-la-plus-lourde-du-monde. Oui, je sais, je vous gâte ce soir.

***** En fait, on voulait dire avoir deux bras du MEME côté, pff...

****** Ce post a été élu " Post avec le plus d'astérisques du monde".

mercredi, avril 30, 2008

"Bébé à bord" le retour de la vengeance.

Il y a un bout de temps, j'écrivais ça. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Je suis devenue Maman avec "M" majuscule. Et je dois bien avouer que j'ai changé d'avis sur le sujet. Je pense qu'il est strictement nécessaire de signaler au monde entier qu'un enfant est à bord. Alors, moi aussi, pour la sécurité de ma fille, j'ai collé un autocollant "Bébé à Bord", pour que les gens autour de moi sachent et agissent en conséquence.



Merci à Lolo pour ce cadeau ! Dommage, l'autocollant n'est pas resté accroché à la poussette alors je l'ai transféré sur la porte de la chambre de Petite Chérie. Encore une fois, on n'est jamais trop prudent, on sait jamais, hein, s'il y avait le feu...



PS : Au cas où il subsisterait le moindre doute à la lecture de ce post : je déteste toujours ces autocollants.

mardi, avril 22, 2008

1437 euro le kilo

Gynécologues : 318 euro pour se faire tripoter sans jamais atteindre l'orgasme. Pure arnaque.

Actes biologiques : 539.67 euro pour avoir l'insigne honneur de manipuler mes urines, mon sang et quelques sécrétions vaginales (je pense que c'est ce dernier élément qui fait monter les enchères)

Pharmacie : 70.17 euro et seulement les trucs remboursables, hein, je compte pas la crème anti-vergetures à 15euro le micro tube qui dure à peine un mois ( mais qui fonctionne, alors on va pas se plaindre).

Cours de préparation à l'accouchement : 120 euro. J'ai appris comment allaiter un bébé au sein, comment masser mon périnée pour le préparer à l'accouchement et quelles sont les positions à adopter pour accéler le travail sauf que... j'ai choisi le biberon, masser mon périnée me gonflait prodigieusement (encore une fois, si c'est pour se coller un doigt sans atteindre l'orgasme, je vois pas bien l'interêt) et j'étais incapable de tenir une seule position vu qu'à chaque contraction la seule chose que j'arrivais à faire c'était marcher.

Nutritionniste : 266 euro bien employés, j'ai évité de prendre un quintal, mon alimentation était super équilibrée, Bébé est en plein forme.

Echographies : 219.16 euro pour voir un film en noir et blanc où l'actrice principale n'a pas une seule ligne de texte et bouge à peine. N'empêche, ai quand même pleuré.

Médecin généraliste : 144 euro pour prolonger mon arrêt et éviter la dépression pré-partum et des contractions malvenues.

Clinique : 3101.95 pour 3 nuits. A ce prix là, j'aurais pu avoir le Ritz. Là, même pas de baignoire à bulles, pas de champagne, ni d'éphèbe nu pour me servir( oui j'ai une vision particulière des hôtels de luxe)

Contempler les sourires de ma fille : Ca n'a pas de prix.

Il y a des choses qui ne s'achètent pas. Pour tout le reste, il y a la Sécurité Sociale.

samedi, avril 19, 2008

Précedemment dans....

... la vie trépidante de Ticia. On s'est quitté, il y a un peu plus d'un an sur un suspense insoutenable : allais-je, oui ou non trouver une alliance ? Depuis, que s'est-il passé ? Je vous propose un petit résumé mois par mois.

Avril 2007 : Anniversaire de Chéri. Je lui offre un "Bon pour... un bébé" à n'utiliser qu'à partir du 15 juillet, histoire de ne pas gerber sur Monsieur le Maire.

Mai 2007 : Chéri insiste pour utiliser son bon pour dès maintenant. Je lui donne l'autorisation à la fin du mois. Les préparatifs pour le mariage se poursuivent dans la joie et la bonne humeur. Je traine Chéri dans environ 2756 bijouteries. Finalement, je finis par acheter mon alliance dans la bijouterie où on achète tous nos bijoux. Erratum : où CHERI m'achète tous MES bijoux. Bien entend,u on explose le budget, mais Chéri revit en pensant, qu'enfin, il va pouvoir passer un samedi à jouer à la Wii sans avoir à faire les boutiques. Erreur : Les alliances trouvées, je le harcèle pour qu'il se mette en quête d'un costume, et c'est reparti pour la ronde des samedi !

Juin 2007 : Chéri trouve son costume. La tension monte (de mon côté, hein, Chéri, lui, est un Bonze tibétain, les Chinois qui lui tapent dessus en moins).

Juillet 2007 : La tension est à son comble. Je stresse à mort, du coup mes sa..pes de règles n'arrivent pas, et si elles se décalent encore, je vais les avoir pour le mariage. Je décide d'acheter un test de grossesse, histoire de voir que c'est négatif et de déclencher leur arrivée (ça marche à chaque fois.)
Bon, pour le coup, je crois que je vais pouvoir soigneusement ranger la boite de tampons que je viens d'acheter... Si mes calculs sont bons, je ne devrais pas avoir mes règles avant mars 2008 ...

Aout 2007 : Tada ! Je deviens Mme A. au yeux de la République. Le mariage se passe bien, aucune catastrophe à l'horizon. Il fait une chaleur torride ( le seul beau week-end de la saison) et je manque défaillir pendant la séance photo sous la cagnasse. Personne ne sait pour mon petit locataire... Chéri boit tous mes verres d'alcool et j'emploie 1001 subterfuges pour trinquer avec les invités sans boire. 22h, Cjéri est fin saoul.

Septembre 2007 : On annonce la nouvelle à notre entourage. Il y a beaucoup de poussière dans les yeux de nos proches... et beaucoup de crises d'hystérie. Pour ma part, je dors et je pleure, ce qui remplit bien mes journées somme toute. On part en voyage de noces aux Canaries. Idyllique.
Retour en France, j'apprends que ma boîte va être vendue à LA boîte pour laquelle je me suis promis de ne jamais travailler. Je suis au fond du seau.

Octobre 2007 : Mon médecin m'arrête pour état anxio-dépressif. Je pleure même pendant les pubs, les hormones, c'est fantastique. Mon petit locataire est en fait UNE locataire. Je suis extatique (mais je pleure toujours).

Novembre 2007 : Bon, c'est pas tout ça, mais faudrait voir à déménager. Parce qu'une personne de plus dans ce petit appart' et ca devrait se finir au congélateur cette histoire... Maintenant, en plus de pleurer, je fais pipi toutes les demi-heure. La désydratation me guette.

Décembre 2007 : On déménage ! J'en peux plus, je veux accoucher et voir la tête de mon bébé. Je fais flamber la carte bleue pour aménager notre nouvel appart.

Janvier 2008 : Euh, la carte bleue s'enflamme. Je commence mes cours de préparation à l'accouchement. J'explose le budget en PQ et Kleenex. Maintenant, je pleure pendant les films mais aussi pendant les 20 minutes qui suivent ... Chéri est exemplaire, il me console et m'aide à surmonter des épreuves aussi difficile que " J'ai fait tomber un oeuf par terre ma vie est trop injuste".

Février 2008 : Mais qu'est ce qu'elle attend pour sortir bordel ??? J'en ai marre, je saute même sur place pour accélerer le travail. Sans succès. Je lui ai interdit de naître le 29, un anniv tous les 4 ans, c'est trop pourri.
Le 29, je passe ma journée à trembler.

18H : je dis à Chouchou en rigolant que ca y est, si Bébé veut, elle peut commencer les contractions vu que désormais la naissance sera pour le 1er mars.
19h45 : J'ai une contraction qui me fait un effet bizarre comme si "un cartilage se tordait". Oups je sens un truc couler ... Les eaux ??
20h45 : Re-contraction, et re-truc qui coule. J'appelle Chéri pour lui dire de rentrer. Je pense que c'est pour ce soir.
21h-22H: Ca fait de plus en plus mal.
22h : J'appelle la maternité en leur disant que je ne sais pas si la poche des eaux est rompue ou non. Ils me conseillent de venir pour un contrôle. Je prends ma douche, Chéri m'aide à boucler mes TROIS valises et on part.
22h30 : Ca fait de plus en plus mal. C'est sur c'est ça, j'ai juste peur d'arriver trop tôt et qu'on nous renvoie à la maison avec nos TROIS valises.
23h : Je m'installe sur la table d'examen. Pas de doute, c'est bien les eaux. Je suis à 3cm de dilatation mes TROIS valises et moi sommes autorisées à rester. La douleur s'amplifie. Je fais jurer à Chéri de m'interdire de dire que ça ne fait pas si mal que ça à mes copines. J'ai tellement mal que ça anhile toute capacité de reflexion. Mais qu'est ce qu'il fout cet anesthesiste bordel ????
00H30 : Je suis à 4 cm. A ce rythme on est pas sorti de l'auberge ( faut que je sois à 9 ). L'anesthesiste arrive. Je songe un instant à quitter Chéri pour aller vivre avec lui tellement je lui suis reconnaissante. Heureusement, je retrouve rapidement ma capacité de réflexion et me rend bien compte que je ne serai heureuse qu'avec Chéri.
4h : Je suis à dilatation complète.
4h30 : 5 poussées et Petite Chérie fait son entrée. Bienvenue à notre petite Loreley ( Prononcer : Lorelaille).

Mars 2008 : Chéri et moi nous habituons à notre nouveau rôle de parents. On est incollable sur les laits infantiles et le changement de couches. Mis à part une petite crise de coliques où je songe à la mettre en vente sur ebay, notre bébé est adorable.

Avril2008 : Tout va bien. On commence à retrouver une vie normale, lapreuve : je trouve même le temps de faire mon come-back sur la toile !

lundi, avril 02, 2007

C'est pas pour dire...

... mais je pense, qu'inévitablement, quelqu'un joue au vaudou avec moi dans le rôle de la poupée. Aujourd'hui est un exemple type.


Je décide de profiter de mes vacances pour faire un peu de shopping. En bonne citadine que je suis, j'ai préparé mon coup : nous sommes lundi, jour où la masse laborieuse s'en va gagner plus ou moins durement sa pitance et déserte donc les boutiques. Certes, nous sommes en début de mois, les découverts sont résorbés pour quelques temps et le gros des factures n'est pas encore arrivé, mais au moins, on est pas en période de vacances scolaires. J'évite donc les poussettes les gnareux et autre prépubères au pouvoir d'achat aussi limité que leur présence rue Sainte Catherine est importante.
Mon trajet revu et corrigé est optimal, je suis prête.

Première surprise. A peine la porte passée, j'entends des bandas. Il y a un petit attroupement place Pey Berland. J'ai beau scruter, mes yeux de lynx ne discerne pas la cause de cette émulation.
Je m'arrête à ma première étape. Le Saint Graal. J'ai vu mon alliance sur Internet. Il y a des mois.
Depuis, je la regarde tous les soirs telle une image pieuse avant de me coucher. Je m'arrête donc dans la bijouterie pour l'essayer. Horreur et damnation, ce bijoux si merveilleux, si parfait, si moi quoi, sur Internet ressemble en vrai à une bague que l'on gagne dans les tirettes. Les diamants sont si petits que l'or les recouvre entièrement. J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, non, je ne me vois pas passer ma vie avec cette bague. Entre elle et moi, le divorce est inéluctable. Je ressors très vite et poursuis mes emplettes.
Il me faut des baskets qui courent vite (impératif) et qui ne prennent pas l'eau ( si possible). A la quatrième boutique, je trouve mon bonheur. Des baskets avec des paillettes.





Ouais, je suis trop une kagole des fois. Et puis, je pourrais toujours essayer de décoller les paillettes pour les coller sur l'alliance, qui sait ?
Rassérénée, je passe à Monop pour assurer le ravitaillement en attendant que Chéri et moi nous calions pour faire les courses. Est-il utile de préciser que j'ai choisi LA caisse qui avait un problème ? Que je m'en suis aperçue bien après avoir étalé mes achats sur le tapis roulant ? Non, ça n'est pas utile. Après 15 minutes de guérilla avec la caisse récalcitrante, je sors enfin, bien décidée à rentrer aussi vite que mes 10 kilo de sac me le permettent. Mais le vaudou a encore frappé. De retour sur place Pey Berland, je constate que l'attroupement de tout à l'heure s'est muée en énorme meeting au profit ... Des girondins de bordeaux ! Une horde bruyante de prépubères en furie entonnant les grands classiques des stades au son des bandas et d'un dj douteux. Après 5 minutes à jouer des coudes pour tenter en vain de regagner mon home sweet home, je décide de sortir ma poelée congelée et de m'en servir comme arme de destruction massive. Heureusement pour la santé des footeux, une madame m'ouvre la voie à coup de talons aiguilles me permettant de me dégager de ce déluge de testostérone. Maintenant, je suis tapie chez moi, mais une petite voix dans ma tête chante en boucle "Quand le virage se met à chanter..." Aidez moi, j'ai peur.


*Pour info: je fais du shopping plus vite que mon ombre. Un coup d'oeil, et en deux minutes max je décide si j'achète ou pas. (Et Chéri ne se rend même pas compte de la chance qu'il a.) Le seul soucis c'est quand je décide que oui j'achète. A ce rythme là, pas difficile d'imaginer la tête de mon banquier après une après midi entière de shopping.

jeudi, mars 15, 2007

Petite page de pub...


... pour l'une de mes potes. Alors, si samedi, vous ne savez pas quoi faire, que vous voulez boire du café qu'il est trop bon, et dépenser des sous en faisant des bonnes affaires, rendez-vous chez Bodum !

lundi, mars 12, 2007

Tombe la pluie...

... dans mon salon ! Et oui, après un début d'année difficile*, j'ai l'immense joie de vivre les douches de mon voisin du dessus, en direct depuis ma cuisine. Stressant. D'autant que l'eau s'écoule entre deux cloisons munies de 4 prises. De quoi foutre en l'air tout mon électro-ménager. En plus, on sait comme je suis douée avec tout ce qui touche à l'électricité. Après avoir laissé couler (Ha ha trop drôle) pendant quelques jours, trop occupée à gérer d'autres problèmes, je dois me rendre à l'évidence : la fuite ne va pas s'auto-réparer. Au XXIème siècle, les plombiers sont toujours nécessaires. Je commence en douceur avec une lettre à mon proprio. Le chèque de loyer est bien débité, mais aucun signe du loueur. Ce soir, décidant que, finalement, ça me tente moyen d'avoir une piscine dans ma cuisine, je décrète d'aller voir mon voisin. Chéri pousse des hauts cris. Je suis seule et on ne sait pas sur qui je peux tomber. Bon, c'est vrai que le voisin écoute sa musique plein pot, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. C'est sûrement un drogué. Oui parce que dans ma petite vie, si on écoute de la musique fort tout le temps, on est forcément drogué. Ma vie est un raccourci permanent. Ma belle assurance tombe un peu, mais je décide quand même de monter le voir. J'hésite à me munir d'un couteau, mais je pense que ça peut mettre en péril nos relations de bon voisinnage. Finalement, je m'équipe de mon plus joli sourire et de mon décolleté le plus profond, les deux m'ayant prouvé à maintes reprises qu'ils peuvent être des armes redoutables.
Je frappe à la porte du junky. J'entends des bruits de couverts. Le junky s'alimente , donc. La porte s'ouvre. Un coup d'oeil, l'appart est nickel, et surprise la musique n'est pas forte. Il doit juste avoir un caisson de basse de la mort. Ou alors, il oriente ses enceintes vers le sol. Je dois bien admettre que mon voisin ne ressemble pas à un junky. En plus, il a un chat. Si c'est pas un gage de gentillesse ça. Quand je lui parle de la fuite, il est tout confus et me promet d'appeler le proprio dès demain. Heureusement que j'ai pas amené de couteau ....

* J'ai vécu un véritable cataclysme professionnel. D'où la raison de mon absence sur ce blog : pas question de virer dans le hautement pathétique épanchement sur le web. J'ai donc passé 2 mois essentiellement à pleurer, fumer et dormir. Hyper constructif. Heureusement tout va bien maintenant. J'en profite pour remercier Môman, Chouchou, Rachou, Cousine Karine, La Souillon et bien sûr Chéri pour leur soutien indéfectible.

lundi, janvier 22, 2007

Singin' in the rain

13h15 : je pars bosser. J'ai le courrier dans la main droite, le portable dans la gauche. J'ouvre la porte avec ma troisième main. Vive les mutations génétiques.

Il pleut. J'avais pas vu. D'un seul coup de main, je mets le courrier dans mon sac, coince le portable entre mon épaule et mon oreille et sonde le vide abyssale de mon sac à la recherche de mon parapluie.

Après avoir sorti 3 tampax (Comment ça se fait que j'en ai autant ? J'ai même pas mes règles. ), je le trouve.

Je sors.

Il y a un mendiant devant ma porte.

Je marche sous la flotte. Je repense à ce mendiant et bien que ce soit très politiquement incorrect, ça m'énerve qu'il passe ses journées devant chez moi. Surtout quand je rentre après une journée de taf, et que je suis accueillie par un "Une petite pièce mademoiselle?". Non la demoiselle n'a pas de pièces. Elle, elle se casse le cul à aller bosser.

Y'a pas à dire je suis de droite.*

Toute à mon énervement, je marche dans une flaque. C'est le Petit Jésus qui me punie de mes pensées si peu charitables.

Le bas de mon pantalon est trempé.

Je fais une découverte intéressante : mes baskets prennent l'eau.

Je suis dans le bus. Je me remémore comment j'ai loupé mon arrêt la dernière fois. Heureusement qu'il pleuvait pas comme ça.

Faut que je m'achète des clopes.

J'ai loupé mon arrêt.

Putain, je suis trop con, j'ai ENCORE loupé mon arrêt.

Prendre l'air dégagé de la fille qui n'a jamais eu l'intention de descendre à cet arrêt.

Je suis enervée.

Le bureau de tabac est fermé.

En plus, je suis obligée de marcher sur une routé défoncée par les travaux.

Les flaques sont tellements énormes qu'il y a des maîtres nageurs à côté pour éviter que les gens se noient.

Les flaques sont vides, toute l'eau est dans mes chaussures. Je viens de mettre de pauvres maître-nageurs au chômage technique.

Je suis une mauvaise personne. Si vous le voulez bien, je vais vous laisser, je dois aller faire pénitence.



* Bien que de droite, je ne compte absolument pas voter Sarko. Je refuse de voter pour un mec plus petit que moi. Accessoirement, je voterai pas non plus pour la Cruche incapable de parler français. Ni pour l'Oeil de verre. Je suis pas dans la merde.

samedi, janvier 06, 2007

Quand nous étions vieux

Lieu : la salle de bain

Chéri est assis sur le rebord de la baignoire les pieds dans l'eau. Je suis assise dans ladite baignoire. La baignoire est remplie à moitié. (Tiens ça me rappelle les problèmes de math)

Moi (carressant Chéri avec mes doigts frippés par l'eau ) : T'as vu quand je serai vieille j'aurais les mains flétries comme ça.

Chéri : Pff, c'est pas grave, moi quand je serais vieux j'aurais les couilles qui tremperont dans l'eau.

Souvenirs, souvenirs.

Post dédié à ma copine Sig. Souvenirs exhumés de notre première année à Tech de Co.

Souvenir n°1 :

Ma pote faisait un stage à a SNCF.

Une cliente se présente au guichet.

Cliente : Bonjour, je voudrais un billet pour Chicago.
Sig : Euh, on ne vend que des billets de train.
Cliente : Oui, je sais, je veux un billet de train pour aller à Chicago.
Sig : Mais Madame, on ne peut pas se rendre à Chicago en train...
Cliente : Mais bien sûr que si, ils ont creusé un tunnel !

Bah oui le tunnel sous l'atlantique. Tout le monde le connait...

Souvenir n°2 :

Sig et moi partons en Angleterre, à Chester pour notre stage de fin d'année. Peu fortunées, nous avons opté pour le train (grosse connerie quand on connaît mes déboires avec la SNCF).

Bordeaux -Lille : Le train a 30 minutes de retard (La SNCF est tellement prévisible...). J'ai une valise (sans roulettes), un vanity et un gros sac à dos. J'aime voyager léger. J'ai l'estomac en vrac et j'ai envie de dormir, normal il est 7h du mat. Sig et son amoureux de l'époque, E, se font leurs adieux quand la voix désincarnée des haut-parleurs nous informe que le train aura finalement 40 minutes de retard, et que de fait, nos correspondances sont compromises. Si c'est pas merveilleux le service publique...

Lilles : Pff, n'importe quoi. On arrive certes en retard, mais on a largement le temps d'aller prendre notre Eurostar, surtout que le quai est juste à côté. C'est sans compter sur le Djinn maléfique qui m'accompagne lors de tous mes déplacements. L'accès du quai est bloqué pour travaux. Il faut traverser toute la gare. Ma valise (sans roulettes), mon vanity, mon sac à dos et moi avons quelques difficultés à avancer. A ce rythme là, je devrais atteindre le quai dans une décennie. Je songe à me délester de quelque unes de mes fringues, mais ce serait trop cruel, ce serait comme abandonner un chien sur le bord d'une autoroute.
On arrive (enfin) devant l'hôtesse, qui nous assène froidement un "Il est trop tard, prenez le suivant."
Le suivant en question part deux heures plus tard. On peut s'asseoir allègrement sur notre correspondance de Londres. On traîne à nouveau nos 2000 kilos de bagages au guichet pour faire changer nos billets. Le monsieur de l'accueil nous déteste au premier coup d'oeil et refuse de regarder les correspondances londoniennes. Heureusement, ma pote Sig prend les choses en main. (Moi je suis ensevelie sous mes bagages, avec pour seule ambition de rentrer chez moi.) Sig revient avec les billets. Il ne nous reste plus qu'à attendre.
Et pour attendre, on attend, le train a 40 minutes de retard. Je conchie la SNCF. Peut-on fabriquer une bombe avec des chewing-gum à l'eucalyptus et des briquettes de jus de pamplemousse ? Moi en tous cas je m'y emploie activement. Ca m'aide à faire passer le temps.

Lilles-Londres : je somnole dans l'eurostar, bercée par les bavardages incessants d'une famille de Portugais (arrivée à Londres, je parlerai Portugais couramment) et les regards mi-curieux mi-effrayés d'un petit Chinois. Je hais les étrangers . Vais m'acheter un oeil de verre et prendre une carte au FN. Les voyages, ça me rend agressive.

Londres : le taxi nous fait prendre le chemin des touristes, mais aurait-il pu en être autrement ? Le seul train qui n'apparait pas sur le panneau d'affichage est celui que l'on doit prendre. Comme quoi, la malveillance des transports en commun ne s'arrête pas aux frontières françaises.

Londres- Chester : pas de places. On voyage assises par terre entre deux wagons. Pas très politiquement correcte pour les Anglais qui, si l'on se fie à leur regard, nous prennent pour des terroristes en puissance.

Chester : Enfin, on arrive ! Sauf que la porte refuse obstinément de s'ouvrir. Si je croyais aux signes, je ferai demi tour dans la seconde. Seule la perspective de porter ma valise me retient.

Ma famille d'accueil qui devait venir nous chercher n'est pas là. Je les appelle et ils m'informent qu'ils ont des invités et ne peuvent venir. J'aime l'hospitalité anglo-saxonne...
Quand on arrive on découvre qu'Irène et David qui avaient une voix si jeune au téléphone sont plus que décatis. Les Deschiens à coté, c'est le summum de l'élégance.
Ma chambre est à leur image. Lumière rouge et miroir en face du lit. Je suis prête pour tourner dans un porno. Sig va se doucher et m'appelle. Non, on ne rêve pas il y a des bouts de bois qui sortent avec l'eau de robinet. On trouve même un cornflake. Je sais pas pourquoi, mais ce voyage, je le sens mal...




Incompréhensions

Avec Chéri

Il y a quelques mois. (Me demande si j'ai pas déjà raconté cette anecdote. Si c'est le cas, pardonnez-moi)

Moi dans la cuisine, Chéri devant son PC, un vrai couple des années 50.

Moi (retournant une mangue entre mes doigts) : Tu sais comment on pèle une mangue ?
Chéri ( yeux rivés sur son écran) : Bah, oui, c'est facile : t'achètes un timbre et tu l'envoies.
Moi ( observant attentivement la mangue, me demandant où coller le timbre et à qui l'envoyer) : Pardon ?
Chéri (exaspéré d'avoir une Chérie qui comprend rien, détachant chaque syllabe) : Tu a-chètes un timbre et tu l'en-vois !
Moi ( doutant sérieusement de la santé mentale de mon adoré) : Mais qu'est ce que tu racontes ??
Chéri ( se détournant de son PC) : C'est quoi que tu m'as demandé?
Moi : Je t'ai demandé comment tu pèles une mangue.
Chéri : Ha je croyais que tu m'avais demandé comment on paye une amende !

Avec Chouchou

Hier soir, devant la Star Ac :

Moi : J'ai mal au ventre, je vais avoir mes règles.
Chouchou : Ah ouais, tu prends à quelle heure ?
Moi (long regard vide)
Chouchou : Qu'est ce que tu m'as dit ?
Moi : J'ai dit que j'avais mal au ventre et que j'allais avoir mes règles.
Chouchou : Ha je croyais que t'avais dit " Je bosse demain, ça me fait trop chier."

Ca va bien se passer !

lundi, janvier 01, 2007

Chouchou, fille cachée de Môman.

Contexte : Chouchou est chez moi, je prépare des pâtes.

Chouchou (air chafouin) : Tu dis toujours que tu fais les pâtes à la bouilloire *. Mais je comprends pas, j'ai essayé, mais les macaroni se sont coincés, et puis je devais sans cesse appuyer sur le bouton... En plus, au bout de 10 minutes, c'était toujours pas cuit...

Chouchou, je t'adore, surtout ne change jamais !

* Je me sers dela bouilloire pour faire chauffer l'eau plus vite que sur les plaques électriques.

mardi, décembre 19, 2006

Le hachis de la discorde

12h

Hier, je profite de commencer tard pour préparer le repas du soir. Pas que j'aime pas me mettre au fourneaux à 22h30, mais quand même. Je prépare donc un hachis parmentier, et un hachis maison s'il vous plaît. Je chasse le boeuf, le désosse et le hache. Je pèle les pommes de terre les plus petites que j'ai jamais vues. Quand j'ai fini elle ressemblent à des petits pois. Il m'en faut à peu près 10 000 pour avoir une purée digne de ce nom, ou du moins digne de l'estomac de Chéri, et c'est pas peu dire. Bref, après 1 heure de travaux intenses et de cuisson, le hachis est enfin prêt et les casseroles lavées.

22h30

Je rentre à la maison. Chéri m'accueille par un jovial "J'ai tout mangé le hachis". Ha ha, très drôle ! Je zieute quand même dans l'évier où le plat (vide) trône (pas lavé). Et là, bizarrement, ça m'énerve un tout petit peu. Je pense que je pourrais arriver à me maîtriser. mais Chéri a le malheur d'ajouter "Toutes façons, y'en avait pas assez pour deux !" dans une expression évidente de mauvaise foi. Cinq cents grammes de viandes hachée et 10 000 patates ?? Je vis avec Gargantua ! Bon, bien sûr, là je m'énerve. Fort. Je regrette même de ne pas avoir utilisé les parties génitales de Chéri en guise de viande.

Chéri (fâché) :T'es à peine arrivée que tu cries déjà ! ( Conscient du fait qu'il y a de fortes chances qu'il se la colle derière l'oreille). Allez, c'est pas grave je vais te préparer à manger, tu veux quoi ?
Moi (perfide) : Du hachis parmentier.

23h30

Mon dîner arrive. Une assiette de pâtes à rien et des brioches grillées et beurrées... 1h de préparation, je pense que Chéri a cuit les pâtes une par une.
Après avoir avalé mon festin, il ne me reste plus qu'à me taper la vaisselle que Chéri m'a galamment laissée... J'en brûlerai bien mon soutien gorge en signe de protestation mais j'ai peur de foutre le feu à la baraque, douée comme je suis.

Conclusion n°1 : Il faut que j'élimine absolument tous les plats à base de purée maison, ça finit inexorablement mal.

Conclusion n°2 : Ne jamais laisser Chéri rentrer avant moi.

PS : Rassure-toi Chéri je t'aime quand même.






dimanche, décembre 17, 2006

Les voies de la politique sont impénétrables...

Môman (enthousiaste) : T'as vu, le maire de cette commune a décidé d'offrir la Wii a tous les habitants !
Moi (dubitative) : T'es sûre ?
Môman (convaincue) : Oui, c'était dans le journal !
Moi ( décodeur Môman mis en route) : T'es sûre que c'est pas le wifi plutôt ?
Môman (effort de concentration) : Ah oui, si t'as raison, ça doit être ça ....

mercredi, décembre 13, 2006

Recette anti-froid.

20h : J'ai froid. Je vais mettre le radiateur à pétrole.

20h01 : Y'a plus de pétrole dans le réservoir.

20h01 : Est-ce que je le remplis moi-même ou est ce que j'attend Chéri ? Une stalagtite se forme au bout de mon nez. Vais le faire toute seule.

20h03 : La bassine est dans la baignoire, le réservoir dans la bassine et l'entonoir dans le réservoir. Reste plus qu'à chercher le bidon de pétrole.

20h04 : Le bidon est plein j'arrive pas à le soulever. En plus, ai mal au bras à force de jouer à la Wii.

20h09 : Je traine le bidon jusqu'à la salle de bain.

20h10 : J'arrive pas à ouvrir le bidon.


20h11: J'y arrive toujours pas.


20h12 : Je tire, je tourne, je pousse, je tente même l'arrachage avec les dents.


20h16 : Le bidon est ouvert mais j'y ai laissé un doigt.


20h16: Je commence le délicat remplissage. Ai du mal à contrôler le bidon. J'en mets moyennement dans le réservoir, beaucoup dans la bassine et un peu dans la baignoire.


20h17 : Manier un énorme bidon de pétrole avec mes nouvelles bottines à talons et un sein qui n'a de cesse de vouloir s'échapper de son bonnet n'est pas une bonne idée.


20h20: Il y a assez de pétrole pour que je me chauffe jusqu'au retour de Chéri.


20h21 : Je remballe le sein fugueur et rapporte le bidon de pétrole dans les toilettes.


20h23 : Je verse le pétrole de la bassine dans le réservoir. Je ferme le réservoir. Je résiste à la tentation de l'essuyer avec la serviette de bain de Chéri et vais chercher un torchon.


20h25 : Je mets le réservoir dans le radiateur.


20h25 : J'ai assez de pétrole sur moi pour risquer une immolation par le feu au moindre craquement d'allumette.


20h26 : Je cherche mon Ajax Fête des fleurs pour nettoyer entonnoir, bassine et baignoire.


20h27 :Ai perdu l'éponge de la salle de bain.


20h28: Ah ça y est je l'ai retrouvée


20h29 : En fait, je vais pas allumer le chauffage. je sais pas pourquoi mais j'ai un peu chaud là.